Quatrième de couverture
Le cinéma d’Akira Kurosawa : une œuvre d’une rare violence, ne reculant pas devant la brutalité. Pour le comprendre, Alain Bonfand n’a pas hésité à transposer dans son écriture ce que ce cinéma comporte de folie. Le tissu même de son livre communique au lecteur, en l’incarnant, la sauvagerie de la gestuelle et du montage de ce cinéaste.
Que l’on soit ou non connaisseur de Kurosawa, le texte de Bonfand dégage une extraordinaire autorité. Le savoir n’est pas mis en avant pour lui-même, quoique une évidente familiarité avec la culture japonaise entre ici pour beaucoup dans le sentiment de justesse des analyses. Mais l’essentiel est une étonnante lecture en profondeur, qui fait vivre tout autrement ce cinéma qui n’a souvent été apprécié que pour les plus mauvaises raisons.
La construction du livre est limpide. Chaque partie gravite autour d’un centre : la figure, le motif, le phénomène, l’immontrable, la théorie des genres, la magnifique intuition, surtout, de « ce qui aveugle ». La guerre est associée au thème surprenant de la « maladie de la terre »; le kamikaze (« vent divin »), à la tuberculose, si importante chez Kurosawa; l’aveuglement, à la mort et à l’impossible, bien sûr, mais aussi à cent motifs particuliers. Cette pratique à la fois soutenue et légère de l’analyse, ces démonstrations économiques et concrètes de ce que c’est qu’une mise en scène orientée par une puissance figurative libérée de la thématisation, proposent pour finir une thèse fondamentale : l’idée esthétique donne plus que le concept.
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Quatrième de couverture
Les Sept Samouraïs d’Akira Kurosawa est d’abord un film d’action. Mais derrière les questions de pouvoir et de survie se joue avant tout un art de la mise en scène des corps : corps souffrants, fébriles, humiliés, mais aussi corps qui s’éduquent et s’articulent avec un groupe. Brisant la bidimensionnalité de l’écran cinématographique, Kurosawa inscrit la tension des muscles, le surplus de la chair et du physiologique au coeur de l’image et donne à voir l’engendrement du corps social à partir de la d
Biographie de l’auteur
Clélia Zernik est professeur de philosophie de l’art aux Beaux-Arts de Paris. Après des recherches au Japon, elle tente d’articuler des notions d’esthétique japonaise, de perception visuelle et de philosophie politique pour restituer aux images leur puissance de sens et de visibilité. Ses deux ouvrages Perception-cinéma et L’oeil et l’objectif ont été publiés chez Vrin.
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Nouvelles restaurations 4K
Contient :
– 6 DVD contenant les films :
. « Lettres d’amour » (« Koibumi », 1953, N&B, 94′)
. « La Lune s’est levée » (« Tsuki wa noborinu », 1955, N&B, 100′)
. « Maternité éternelle » (« Chibusa yo eien nare », 1955, N&B, 106′)
. « La Princesse errante » (« Ruten no ohi », 1960, couleurs, 98′)
. « La Nuit des femmes » (« Onna bakari no yoru », 1961, N&B, 89′)
. « Mademoiselle Ogin » (« Ogin-sama », 1962, couleurs, 98′)
– un livret rédigé par Pascal-Alex Vincent, cinéaste et enseignant à la Sorbonne Nouvelle, et illustré de nombreuses photos de plateau exclusives (80 pages)
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Boîtier Digipack avec fourreau rigide
Contient :
– 4 Blu-ray avec les films restaurés en 4K :
. BLU-RAY 1
.. « Femmes et voyous » (« Hijosen no onna », 1933, 1.37, N&B, muet)
. BLU-RAY 2
.. « Il était un père » (« Chichi ariki », 1942, 1.37, N&B, VOST)
.. « Récit d’un propriétaire » (« Nagaya shinshiroku », 1947, 1.37, N&B, VOST)
. BLU-RAY 3
.. « Une femme dans le vent » (« Kaze no naka no mendori », 1948, 1.37, N&B, VOST)
.. « Les Soeurs Munakata » (« Munekata kyodai », 1950, 1.37, N&B, VOST)
. BLU-RAY 4
.. « Dernier caprice » (« Kohayagawa-ke no aki », 1961, 1.37, couleurs, VOST)
– l livret « Ozu, 6 films rares ou inédits » par Pascal-Alex Vincent, spécialiste du cinéma japonais (78 pages)
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