Après Laterna magica d’Ingmar Bergman, voici les Images que projette cette lanterne. Des images qui fouillent dans le noir les pensées, les aspirations, les rêves de leur auteur ; après l’autobiographie, voici les films. Non pas vraiment leur histoire, mais leurs thèmes obsédants. Lui, bien sûr, toujours lui, en proie à ces thèmes, ces obsessions, à une métaphysique dont il n’a pas voulu et qu’il pense avoir rejetée, mais qui reste là comme les nuages au-dessus de la célèbre farandole finale du Septième Sceau. Lui, mais aussi les autres, les comédiens, auxquels il rend hommage. Bien sur^, il n’est pas toujours agréable à Ingmar Bergman de parler de ses films – il défend mordicus ceux qu’il pense avoir ratés et dont il peut dire aujourd’hui comment il aurait fallu les faire, passe sous silence tel chef-d’oeuvre, s’interroge sur ses erreurs et ses réussites. Il jette sur son oeuvre un regard qui se voudrait objectif mais qui, de toute évidence, ne saurait l’être. Aussi ne suit-il pas la chronologie, il retient les thèmes, les préoccupations, les angoisses dont ses films sont l’expression – quitte à esquiver les questions trop pressantes : allez donc voir cela au cinéma ! Il retient aussi les moments de bonheur, les premiers rires, les tendresses toujours présentes…
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Par suite de quel malentendu des êtres animés par les meilleures intentions peuvent-ils se faire autant de mal ? C’est une question qu’Ingmar Bergman n’a cessé de se poser à propos de ses parents dont il a essayé ici d’imaginer et d’analyser la vie jusqu’au moment de sa propre naissance. Cette histoire se déroule donc dans une Suède encore assez idyllique, que connaissent bien les spectateurs de son film Fanny et Alexandre. On y perçoit cependant déjà la montée des conflits sociaux et la fragilisation non seulement d’un certain monde bourgeois mais aussi d’une conviction religieuse, où idéal et ambition tirent parfois dans des directions divergentes. Si les différences sociales ne sont pas spectaculaires mais, somme toute, assez conventionnelles, elles sont amèrement vécues, de même que les différences de tempérament, malgré les » meilleures intentions » manifestées de part et d’autre. Ingmar Bergman s’est souvent penché sur ces problèmes, vus sous des angles différents : la foi et le doute dans Les communiants, joie de vivre et tendresse opposées au fanatisme réparateur d’on ne sait quel désarroi dans Fanny et Alexandre, rapports du couple dans Scènes de la vie conjugale ou dans De la vie des marionnettes. Dans ses Mémoires, Laterna magica, il a brossé un tableau assez dur de ses parents, en particulier de son père, pasteur sévère, tyran domestique et, en même temps homme de devoir désespérant de pouvoir assumer ses responsabilités d’époux, de père et d’homme de foi. Ici, par un retournement assez spectaculaire, les sympathies de l’auteur semblent aller à cet homme violent et étrangement gauche, conscient de ses maladresses et persévérant malgré lui dans ses erreurs. Il nous montre aussi la naïveté un peu coquette des bonnes intentions de sa jeune épouse. Il en résulte un livre qui n’est ni un document – bien que tissé de souvenirs et de faits sans doute vrais – ni vraiment un scénario, ni tout à fait, par l’importance donnée aux dialogues, un roman au sens traditionnel du mot. Le film tourné par Bille August a reçu la Palme d’Or du festival de Cannes 1992.
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Ce texte est né suite à une rencontre avec le cinéaste Ingmar Bergman en 2005, une nuit, sur l’île de Fårö. Une île de la mer baltique battue par les vents. Une étrangère frappe à la porte d’un cinéaste retiré du monde. De l’incompréhension et de la violence naitra l’évidence. La réparation. Récit de la perte et de la quête, acte aussi fou que nécessaire, Fårö est la confession d’une jeune femme à la recherche de son père spirituel, qui dans le même temps va se révéler à elle-même. C’est aussi un hommage aux principaux thèmes du cinéaste suédois disparu en 2007 : l’identité, l’altérité, la foi, le besoin de vivre par delà nos tourments. Histoire réelle ou imaginaire ? Une frontière indéterminée, voulue. L’essentiel étant d’y croire. « L’oeuvre cinématographique d’Ingmar Bergman fut pour moi un bouleversement. Un miroir. Ce récit est une quête initiatique au-delà de la toile. Il est né suite à une rencontre avec le cinéaste en 2005, une nuit, sur l’île de Fårö. Traversé par le désir fou qui m’animait et la réponse aussi cruelle que bienveillante du maître. J’avais 22 ans, lui 87. » Quête initiatique, dimension cathartique de l’art, le cinéma comme miroir. – Parler de l’oeuvre du cinéaste, non par une analyse didactique de ses films, mais à travers une confession personnelle. – Conte moderne à l’atmosphère onirique. – Mélange des genres (comico-tragique), dialogues surréalistes à la croisée de trois langues (anglais-allemand-suédois) – Tension du récit, basculement dramatique inattendu. – Bergman, un monstre de méchanceté, d’affection. – Le rêve et sa confrontation avec la réalité. – Une histoire d’amour improbable.
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Biographie de l’auteur
Jacques Aumont est universitaire (Paris-3, EHESS) et critique de cinéma (aux Cahiers du cinéma, de 1967 à 1974, puis dans Cinémathèque et dans Cinéma). Il est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages sur le cinéma, principalement d’un point de vue esthétique.
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Lorsque Anna Bergman, en juillet 1925, rencontre oncle Jacob, le pasteur qui s’est chargé de sa confirmation dix-huit ans auparavant, elle n’en peut plus. Elle lui confesse sa vie secrète : « Je suis une épouse infidèle. Je trompe Henrik. » Chacun de ces cinq entretiens aborde un aspect de la passion qui mène à la catastrophe d’une vie. Chaque fois qu’il est confronté à la vérité, l’amour vrai ne survit pas. Ingmar Bergman s’est souvent penché sur ce point, tant dans ses films que dans ses écrits. Entretiens privés s’inscrit dans la lignée des Meilleures intentions et d’Enfants du dimanche. Mais, cette fois-ci, il donne avant tout la parole à sa mère, mettant sous un éclairage douloureux sa force et ses hésitations. Entretiens privés a été porté à l’écran en 1995 par Liv Ullmann.
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Depuis la sortie du Septième Sceau et des Fraises sauvages, Ingmar Bergman fut l’une des figures de proue du cinéma international. En 60 ans de carrière, il a écrit, produit et réalisé 50 films, dont Persona, Scènes de la vie conjugale ou Fanny et Alexandre, qui révèlent comment on se perçoit et comment on se comporte avec ceux que l’on aime.
Avant sa mort, en 2007, Bergman avait accordé aux co-éditeurs TASCHEN et Max Ström un accès illimité à ses archives de la Fondation Bergman, ainsi que l’autorisation de rééditer ses écrits et interviews, dont beaucoup n’avaient jamais été diffusés hors de Suède. L’iconographe Bengt Wanselius, photographe de plateau de Bergman pendant 20 ans, a exploré des archives photographiques dans toute la Suède, découvert des images encore inconnues des films du réalisateur, sélectionné des clichés inédits tirés des archives personnelles de nombreux photographes.
Cette réédition remet en lumière Les Archives Ingmar Bergman, ouvrage le plus complet jamais paru sur le cinéaste, aujourd’hui épuisé. Pour ce projet déjà récompensé, Paul Duncan, éditeur chez TASCHEN, avait réuni toute une équipe de spécialistes de Bergman qui ont collaboré à l’ouvrage. De leurs recherches est né un récit proposant, pour la première fois, une synthèse de l’œuvre cinématographique de Bergman. La profondeur des écrits de Bergman est telle que la plus grande partie de l’histoire est racontée avec ses propres mots. Cet ouvrage offre également une introduction écrite par Erland Josephson, grand ami de Bergman, dont il fut aussi l’acteur et le collaborateur.
Le 24 novembre 2008, les archives Ingmar Bergman et les éditeurs Paul Duncan et Bengt Wanselius se sont vu décerner le prix August 2008 du meilleur essai publié en Suède, récompense littéraire la plus prestigieuse en Suède, attribué par un jury de libraires et de bibliothécaires issus de tout le pays.
« Faire des films, c’est aussi replonger par ses plus profondes racines jusque dans le monde de l’enfance… » : Bergman a souvent évoqué le monde de l’enfance mais toujours en tant qu’accès privilégié à la dimension de l’imaginaire, donc de la matière sauvage et irrationnelle des rêves, où se dissimulent les pulsions les plus secrètes et révélatrices du Moi. La force prodigieuse des créations visuelles et narratives du réalisateur suédois – le chevalier médiéval qui joue aux échecs avec la Mort ; un vieil homme et les fantômes de son enfance ; la dangereuse confrontation entre les identités de deux femmes ; un enfant qui lutte contre le Mal incarné par un évêque – dérive aussi du fait qu’elles s’insèrent dans un imaginaire riche d’une tradition littéraire et figurative qui s’étend jusqu’au vingtième siècle, puisant notamment sa source chez Strindberg et Ibsen. Depuis la fin des années 1930 jusqu’à sa mort, en 2007, Ingmar Bergman a été l’auteur d’une œuvre immense qui s’est exprimée dans les mises en scène théâtrales, dans l’écriture dramaturgique et narrative mais surtout dans le cinéma avec la réalisation de presque 70 films qui lui offrirent une renommée internationale.
Dans ce livre, une sorte de guide analytique et historique du cinéma bergmanien, accompagné d’un important contenu iconographique basé presque exclusivement sur des photogrammes extraits des films de Bergman et choisis en rapport étroit avec le texte, sont examinées une à une toutes les œuvres cinématographiques du maître suédois ; de Crise (1946) à Sarabande (2003), en passant par les classiques des années 1950 (Le Septième Sceau, Les Fraises sauvages), les films « de chambre » des années 1960 (Persona, L’Heure du loup), jusqu’à l’onirique Cris et Chuchotements, au film-fieuve Scènes de la vie conjugale et au magnifique film qui résume son œuvre, Fanny et Alexandre. L’analyse de chaque film prend en compte sa matrice, son histoire entre vicissitudes et manipulations de la censure, son originalité et son autonomie tout comme ses connexions avec l’oeuvre complète du réalisateur. Et pour la première fois sont également traités, de manière exhaustive, ses films produits pour la télévision entre 1957 et 2000, qui restent « cinématographiques » à tous les effets.
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Je compare la création artistique à la faim… Elle augmente à mesure que ma solitude augmente. Je me suis fait comprendre dans un langage qui vu au-delà des mots qui me trahissaient, au-delà de la musique que je n’ai jamais pu dominer, au-delà de la peinture qui m’a toujours laissé indifférent. J’ai soudain découvert que je pouvais correspondre avec le reste du monde dans un langage venant du fond de l’âme, formant des phrases qui échappaient au contrôle de mon intellect de façon presque sensuelle. J’ai perfectionné mon langage avec la détermination absolue et obstinée d’un enfant et pendant vingt ans, inlassablement, frénétiquement j’ai rempli le monde de rêves, de fantaisies, d’excès intellectuels et d’élans de folie…
Ingmar Bergman
Depuis les premiers films classiques comme Le septième sceau et Les Fraises sauvages, jusqu’au dernier chefs-d’oeuvre, Fanny et Alexandre, Ingmar Bergman a réalisé des films qui ont changé la façon de considérer le cinéma. Bien que s’étant retiré du cinéma, il poursuit cependant son activité de metteur en scène de théâtre et d’écrivain et reste ainsi une référence en matière de littérature et d’art dramatique.
Le présent ouvrage, Ingmar Bergman – Le cinéma, le théâtre, les livres, recueille pour la première fois ce qui a été dit ou écrit par Bergman lui-même et par d’autres grands du cinéma, du théâtre et de la littérature sur le thème « Ingmar Bergman ». Au travers des articles ou des essais de Woody Allen, James Baldwin, François Truffaut Coryn James, John Lahr et Jean-Luc Godard, des interviews à Bergman, Liv Ullmann et Bibi Andersson, des contributions de Max von Sydow, Gunnel Lindblom et Eva Dahlbeck, nous apprenons comment Bergman réalisait ses films, comment il travaillait avec ses acteurs, ce qu’il pensait de son public, de sa carrière et sa décision récente de s’éloigner du cinéma pour se consacrer au théâtre et à la littérature. Les films de Bergman, ses textes théâtraux et ses romans prennent un autre relief grâce ci cet ouvrage qui rend justice à l’ampleur et à la durée de la carrière d’un artiste complet.
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» Lorsqu’on est un artiste, qu’on crée des films, il est très important de ne pas être inconséquent. Si vous êtes conséquent, la beauté vous échappe, elle disparaît de votre œuvre. Au point de vue des émotions, vous devez être cohérent. C’est interdit de ne pas l’être, mais si vous avez confiance en vos propres émotions, si vous croyez en votre imagination créatrice, vous pouvez être complètement inconséquent. Cela ne fait rien. Parce que vous avez le pouvoir de saisir les conséquences de vos émotions. Pour toujours » (Ingmar Bergman). Les 14, 15 et 16 mars 1990, Ingmar Bergman nous a reçus chaque après-midi dans son bureau du Théâtre Royal Dramatique de Stockholm où, ayant renoncé au cinéma, il se consacre désormais à la scène. Ce n’est pas tant qu’il ait achevé son œuvre, il en est délivré. Et peut enfin profiter du silence. Ou alors d’une conversation qui serait inconséquente, où il aurait la liberté de bavarder, de digresser, de reparcourir par des chemins de traverse l’une des œuvres les plus riches, les plus audacieuses, qu’aient produites le cinéma.
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Le livre – Abécédaire Ingmar Bergman de A à Ö propose 145 clés d’entrée dans la vie et l’oeuvre du cinéaste, relatant moult anecdotes et faits méconnus. Un ouvrage pratique et de référence sur l’auteur du Septième Sceau, Persona et Fanny et Alexandre.
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Trente ans après leur divorce, Marianne (Liv Ullmann) et Johan (Erland Josephson), les deux protagonistes de Scènes de la vie conjugale, se retrouvent, à l’initiative de Marianne, dans la retraite sauvage que Johan s’est aménagée au cœur des forêts de Dalécarlie. Mais cette rencontre, qui devrait être celle de la paix du cœur, est traversée par la haine irrémédiable qui oppose Johan à son fils Henrik, né d’un premier mariage, et les déchirements de Karin, la fille d’Henrik, jeune violoncelliste douée, dont la carrière est devenue l’enjeu du conflit entre son père et son grand-père. Cet épisode de quelques semaines de fin d’été connaît une phase dramatique avant que chacun ne retrouve un apaisement sans doute précaire : la sarabande de la cinquième suite pour violoncelle de Bach jouée par Karin devient alors l’instant sublime, emblématique, de cette paix fragile. Et puis au cœur de ces événements il y a le souvenir rayonnant d’une absente, celui d’Anna, la mère de Karin, morte deux ans plus tôt, qui ne cesse de hanter les trois principaux personnages à la recherche d’une raison d’être. Marianne elle-même, habitée à son tour par l’image qui s’est esquissée dans les confidences de chacun, découvrira, après son séjour, le lien ineffable qui l’attache à sa propre fille autiste.
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Les talents d’Ingmar Bergman, on le sait, sont multiples. L’un des maîtres du cinéma, le metteur en scène de théâtre reconnu parmi les meilleurs, est également un grand écrivain du XXe siècle. C’est d’ailleurs comme scénariste qu’il commence sa carrière, et il n’a jamais cessé d’écrire, créant personnages et fictions, passant des scénarios à (exercice intime de l’introspection ( » Laterna magica « ), ou à celle de (analyse de son œuvre ( » Images « ). Les trois textes qu’il a réunis dans ce recueil n’ont pas franchi le cap de sa mise en scène, et ont pris d’autres chemins de traverse pour parvenir jusqu’à nous : des » nouvelles » de Bergman dans toute la polysémie du terme. En l’an 2000, Bergman ne fait plus de cinéma, mais il réunit trois scénarios écrits entre 1998 et 1978, une remontée dans le temps, trois projets d’expériences-limites du cinéma. Ces fictions sont pour le lecteur comme des plongées dans ses représentations mentales, les états de sa pensée, les projections de son imaginaire. Ils ont pour motif commun la question même de l’élaboration d’une fiction.
Selon une vieille croyance suédoise, celui qui naît un dimanche a le don de « seconde vue ». Il voit les choses secrètes et les revenants ; il découvre les objets cachés et perce les mystères ; ses rêves, déjà, lui font connaître l’avenir : c’est un voyant. Est-il meilleur augure pour un futur grand cinéaste ? Mais d’autres aussi naissent un dimanche, le père de Poupie par exemple – Ingmar Bergman lui-même ici âgé de huit ans -, ce père pasteur, à la fois craint et détesté. Loin de les rapprocher, le don de « seconde vue », en faisant naître la foi chez le père et une vocation de cinéaste chez le fils, les sépare, et ce n’est qu’à la fin de la vie du pasteur que ces deux « enfants du dimanche » se réconcilieront. Ingmar Bergman reprend ici un bref épisode de ses Mémoires, Laterna magica, et le développe en un récit destiné à être tourné par son fils.