Charlotte, en visite chez sa fille Eva, qu’elle n’a plus vue depuis sept ans. Charlotte, la pianiste virtuose, face à Eva, épouse du pasteur Viktor, qui a recueilli chez elle sa jeune soeur Helena, épileptique, quasi muette. C’est le premier choc pour Charlotte : elle ne s’y attendait pas. Mère et fille, deux femmes qui s’affrontent. Et les souvenirs remontent, les accusations déferlent : cette mère adorée dans l’enfance, si belle, si souriante, toujours en voyage, n’a jamais su qui était la petite fille silencieuse, obsédée par le désir de lui plaire au point de perdre toute spontanéité, toute volonté personnelle. Égoïste, inconsciente, « infirme à vie, comme tu l’es toi-même, tu t’es attaquée à tout ce qui, en moi, était sensible et délicat… » Vains les reproches, vaines les explications : le mal est fait. Et c’est là le drame, qui rend la rupture impossible ; quand Charlotte, atterrée, cherche, comme elle l’a toujours fait, son salut dans la fuite, Eva lui écrit. L’unité de lieu et l’importance du dialogue donnent à ce scénario l’aspect d’une pièce de théâtre dans l’esprit de Strinberg, où les passions, d’abord comprimées, lentement se libèrent, puis se déchaînent jusqu’au paroxysme.
« Rien de spontané chez moi, rien d’impulsif », a dit un jour Bergman qui déclare ailleurs : « Je ne discute jamais avec mon intuition, c’est elle qui décide. » Le cinéma du maître suédois illumine les écrans depuis près d’un demi-siècle, parcouru par la dualité : la rigueur de la mise en scène contient les démons de son auteur ; l’éclat des visages et la lumière transcendent les passions de ses personnages. Du Septième Sceau à Persona, des Fraises sauvages à Fanny et Alexandre, N. T. Binh analyse les sortilèges de cette oeuvre « d’une pureté cinématographique éblouissante ».
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L’oeuvre de Bergman force l’admiration. Il revient sans cesse sur ses obsessions, ses fantasmes, ses personnages, son angoisse.
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Il n’est pas nécessaire d’avoir vu les films de Bergman pour prendre plaisir à la lecture de ces scénarios dont l’histoire se déroule comme une « simple ligne mélodique », avec ses temps forts, laissant de côté le détail du découpage. Persona, qui met en scène l’actrice Elisabeth Vogler et son infirmière Alma qui la soigne pour une dépression nerveuse et cherche à la faire sortir du silence où elle s’est enfermée, Le lien, où nous voyons Karin prise entre son amant et sa vie conjugale, Cris et chuchotements où trois soeurs, dont l’une se meurt d’un cancer, sont réunies dans la maison familiale avec la servante Anna, figurent parmi les chefs-d’oeuvre d’un art qui cristallise « le désir de briser l’isolement et la distance ». Tensions, passions, affrontements, déchirures sont les hantises de Bergman, qu’il nous livre ici, avec un peu de lui-même, discrètement exprimé. Ainsi à propos du rouge des décors de Cris et chuchotements : « Ne me demandez pas pourquoi ce doit être ainsi », mais il ajoute que peut-être cette idée vient de très loin, de l’enfance, et que cette couleur a toujours représenté pour lui l' »intérieur de l’âme ». Cinéma, écriture : deux moyens d’expression. Bergman a conscience que les mots ne pourront jamais rendre dans son intégralité ce qui se passe dans un film. « C’est pourquoi j’offre au lecteur un texte très sommaire, un cryptogramme qui, dans le meilleur des cas, touchera l’imagination et la réflexion de chacun. » Une telle modestie ne fait que souligner l’évidence de la réussite.
Quatrième de couverture
Lorsque Bergman jette, comme ici, un regard sur sa vie, c’est un homme profondément marqué par une éducation rigide et par une imagination débordante qui parle. Mais c’est surtout un homme de spectacle : à la fois directeur de théâtre et réalisateur de films, il a vécu dans la fièvre, entre moments de grâce et échecs. Il s’exprime sans complaisance dans ses jugements, qu’il s’agisse d’inconnus, de vedettes – telles que Laurence Olivier, Greta Garbo ou Herbert von Karajan, avec qui il a travaillé -, ou de lui-même. Mémoires, ou plutôt antimémoires, « confessions » modernes, ce livre témoigne de blessures et de crises, mais aussi de rêves et de bonheurs, et il foisonne de souvenirs d’un étrange rayonnement.
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Quatrième de couverture
Les dialogues quotidiens d’un couple presque parfait. L’ordinaire d’une vie conjugale idéale avant l’orage. Puis la vie calme tourne à l’ennui, la platitude tourne au drame. La plaie vive de la rupture, l’espoir vite déçu d’une vie nouvelle, la culpabilité et la violence font vivre à Johan et Marianne les plus difficiles moments de leur existence. C’est seulement bien plus tard, au terme d’un tumultueux parcours, qu’ils pourront s’avouer à eux-mêmes leur propre vérité. »J’ai mis trois mois pour écrire cette oeuvre, mais il m’a fallu un temps assez long de ma vie pour la vivre. Je ne suis pas certain que cela aurait été mieux si c’était le contraire qui s’était produit bien que cela eût été plus élégant. J’ai éprouvé comme de l’affection pour ces gens pendant que je m’intéressais à eux. Ils étaient quelquefois passablement adultes. Ils disent bien des sottises et, parfois, certaines choses raisonnables. Ils sont anxieux, gais, égoïstes, sots, gentils, sages, désintéressés, affectueux, emportés, tendres, sentimentaux, insupportables, aimables. Le tout dans un unique mélange. Voyons maintenant ce qui se passe. »
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Mariés depuis dix ans, Marianne et Johan constituent une sorte de couple moderne que rien ne semble pouvoir menacer. Mais sous les apparences de confort et de bonheur percent le malaise et l’insatisfaction. Un jour, Johan annonce à Marianne qu’il est tombé amoureux d’une autre femme et qu’il part s’installer avec elle à Rome. Commence alors une radiographie brûlante des relations amoureuses, où malgré leurs déchirements incessants et leurs retrouvailles, ils semblent voués à s’aimer pour toujours.
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Cinéaste célèbre, Ingmar Bergman est également un metteur en scène amoureux du théâtre et des comédiens. C’est ce qu’illustre le premier texte de ce recueil, Après la répétition, qu’il a lui-même tourné pour la télévision suédoise. Le deuxième, Un dernier cri, d’abord monté au théâtre avant d’être tourné pour la télévision, est exclusivement constitué du monologue pathétique d’un « précurseur », Georg de Klercker, qui déplorera, jusqu’à son dernier jour, d’avoir été rejeté dans l’ombre des grands cinéastes suédois, tels Mauritz Stiller ou Victor Sjöström. Dans le troisième, S’agite et se pavane, Bergman revient à son oncle Carl, son personnage de prédilection, déjà présent dans Fanny et Alexandre, Les meilleures intentions et Enfants du dimanche, et dans ses Mémoires Laterna magica. L’oncle Carl, inventeur impénitent, inaugure à sa façon le cinéma parlant et nous apparaît ici comme apparaît la vie à Macbeth, dans le cinquième acte, qui donne son titre à l’ouvrage : « Un pauvre comédien qui se pavane et s’agite une heure sur la scène et qu’ensuite on n’entend plus. » Ingmar Bergman jette un regard désabusé mais tendre sur ce monde qui aura été toute sa vie : le théâtre, les acteurs, le cinéma, la comédie.
VOUS AVEZ ADORE LES CARNETS D’OZU… VOUS ALLEZ DEVORE LESCARNETS DE BERGMAN ! INGMAR BERGMAN, L’UN DES PLUSGRANDS CINEASTE DE L’HISTOIRE DU CINEMA. SES CARNETS INTIMES RACONTENT L’HOMMEET LE RÉALISATEUR. UN VOYAGE AU COEUR DE SON UNIVERS.Du Septième Sceau (1957) à Sarabande (2004), en passant par Persona (1966),Sonate d’automne (1978) ou Fanny et Alexandre (1982), ces Carnets inéditsd’Ingmar Bergman nous dévoilent les coulisses mentales de ses plus célèbresoeuvres, mais aussi de projets de films jamais réalisés, au gré de dialogues, descènes et d’anecdotes où la réalité et les souvenirs se mêlent à la fiction etau rêve. Tour à tour journal intime et exploration ducoeur palpitant de la création, ces Carnets nous livrent un autoportraitpoignant, celui d’un artiste au quotidien, avec ses moments d’euphorie etd’abattement, à la recherche éperdue de la vérité enfouie, brute et intime, desêtres et des sentiments.
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Oscar et sa femme, la belle actrice Émilie, dirigent le théâtre d’une petite ville. Mais à la mort d’Oscar, Émilie abandonne la direction de la troupe pour épouser l’évêque Edvard. Émilie en a assez de jouer des rôles, elle veut vivre dans la vérité, la passion. Et ce sera en effet une passion, au sens le plus tragique du terme. Dans la maison sinistre où Émilie s’est installée avec ses trois enfants, Amanda, Alexandre et Fanny, l’évêque dévoile sa vraie nature : puritaine, sadique, perverse ; il enferme Émilie, maltraite les enfants. Les fantômes de sa première femme et de ses deux filles mortes noyées tourmentent Alexandre, garçon sensible et imaginatif. Ce livre est l’oeuvre d’un visionnaire qui conjugue de façon tout à fait originale le talent de cinéaste qu’on lui connaît avec ceux de l’auteur dramatique et du romancier.
Lettres modernes, 1983. In-8 broché de 163 pages illustrées. Études cinématographiques n°131 – 134. Ingmar Bergman. 2 La mort, le masque et l’être.
Jenny, une psychiatre apparemment comblée, passe ses vacances sans son mari et sa fille, mais une tentative de viol la plonge bientôt dans la dépression et l’autodestruction. Et c’est l’effondrement extrêmement rapide de ce personnage en apparence si équilibré qu’lngmar Bergman a choisi de décrire, ainsi que les efforts terribles que Jenny devra effectuer pour se ressaisir. Dans Face à face, Bergman explore en profondeur un des thèmes qui l’ont toujours obsédé : le suicide. Le texte comme le film montrent comment le grand réalisateur suédois sait entraîner son lecteur-spectateur sur ces chemins où les raisons de vivre et celles de mourir se croisent, s’entrecroisent et, parfois, se confondent.