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Quatrième de couverture
Par sa façon de s’emparer des images et de les traiter comme une matière autonome, aussi malléable que de la glaise, Wong Kar©wai s’impose aujourd’hui comme le plus contemporain des cinéastes. Cette notion de contemporanéité marque peut©être un seuil nouveau. Dans les années 60, le cinéma fut moderne, puis postmoderne ou encore maniériste. Aujourd’hui, il existe peut©être une façon d’ouvrir une brèche en des grands récits diachroniques et le cinéma de Wong Kar©wai s’engouffre dans cette brèche. Pourtant, ses premiers films relèvent pleinement d’une esthétique de la modernité, rongés qu’ils sont par cette conscience toute moderne de venir après. Après le classicisme, après la totale maturité des formes, donc au moment où elles commencent à se déliter. Il s’agit désormais de les déconstruire et d’accompagner leur inexorable décomposition. […] Il filme de l’intérieur les grands flux d’images contemporaines, en pointe jusqu’au vertige l’extrême séduction, mais parle aussi des ravages qu’elles suscitent. Les individus sont seuls, orphelins, impropres à aimer, incapables d’exercer une quelconque pression sur la réalité (toujours ailleurs et hors d’atteinte). Dans ces films©prismes qui captent les reflets lumineux des paysages urbains et les états d’âmes sombres de ses personnages pour les diffracter en autant de facettes bariolées comme des vidéo©clips, demeure ce qui fait le prix de tout grand cinéaste : une vision parfaitement articulée de l’état du monde, ici et aujourd’hui.
L’immense succès rencontré par In the Mood for Love (2000) a assuré la renommée mondiale de Wong Kar-wai. Ce cinéaste de Hong Kong, à la fois si chinois et si universel, ne saurait être réduit à cette seule oeuvre « culte ».
Le spectateur attiré par la belle et triste histoire d’amour de M. Chow et Mme Chan en appréciera davantage la richesse avec 2046, film qui inscrit les errances sentimentales de M. Chow dans un rapport problématique à la temporalité, celle-là même de l’histoire de Hong Kong passée et à venir.
Ce petit livre donne les clés de compréhension du film et en fait ressortir tant l’importance thématique que la force narrative. Lisible par tous, lycéens, étudiants, il retiendra l’attention des admirateurs de Wong Kar-wai et de tous ceux qui suivent la montée en puissance des cinémas d’Asie.
Nathalie BITTINGER, agrégée de Lettres modernes, effectue des recherches en littérature et cinéma à l’Université de Paris VIII-Saint-Denis.
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Ce livre présente des photographies de repérages signées Wong Kar Wai et Darius Khondji prises au cours de la préparation du film My Blueberry Nights.
» Parfois la distance physique entre deux personnes peut être courte mais la distance émotionnelle se mesurer en kilomètres. « My Blueberry Nights » porte un regard sur ces éloignements, de différents points de vue. J’ai voulu explorer ces étendues, aussi bien au sens figuré que littéral, et les distances qu’il faut parcourir pour en venir à bout. «
…
» Il s’agit de détails, d’espaces ou lieux qui me font réagir.
Je les considère parfois comme des personnages. «
…
» Il y a tant de choix possibles, chaque endroit représente un personnage. Ce sont eux qui me trouvaient, pas moi. À la fin de la journée, je devais faire des choix. Pourquoi choisir tel endroit plutôt qu’un autre ? Lequel provoque la plus forte réaction chez moi ? «
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» Quand on fait un si long voyage, la plupart du temps, surtout lorsque nous traversions le Nevada, il arrive que l’on roule pendant huit heures sans que le paysage change. On perd alors le sens de l’espace. Heureusement, il existe des petits détails qui distinguent ces espaces, qui sont révélateurs d’une époque, comme ces panneaux, ces néons ou ces publicités. «
…
» Après avoir effectué ces trois voyages à travers les États-Unis, j’ai compris quels endroits étaient les plus intéressants pour faire ce film et raconter cette histoire. Je plaisante toujours avec Darius, car lorsque nous avons regardé ensemble ces photos, nous nous sommes dit : le film est terminé. Il était parfois difficile de recréer certains moments incroyables. Après avoir passé quatorze heures sur la route, on se retrouve dans un diner dans le Nevada. Un moment très étrange, comme si nous étions entrés dans la quatrième dimension.
On prend des photos, mais on ne pourra jamais recréer ces émotions. Le spectateur ne comprendrait pas ces longues nuits. C’est inoubliable. «
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Extraits de l’entretien réalisé par Serge Toubiana
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